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14/09/2012

Wall Art Fair, une mini - foire qui va droit dans le wall…

A ce qu'on murmure...!

 je reprends ici le mail envoyé par Jörg Duverdon.

 J'en aime l'humour et un certain détachement ....

Je vais tenter d'en savoir un peu plus à propos de cette foire de poches... pleines..!

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Wall Art Fair, une mini - foire qui va droit dans le wall

 

 

A la surprise de la quasi totalité des galeries et des acteurs de l’art de la ville et de la région, voilà donc cette mini-foire,  au concept minimaliste de « murs nus », qui nous tombe du ciel,  à Lyon, sans crier gare, pour alterner,  les années paires,  avec l’autre foire tout aussi riquiqui, Docks Art Fair qui a lieu en même temps que la Biennale.

 

 Avec une quarantaine d’artistes pour 18 galeries, cette foire  de poche, qui doit être la plus petite du monde et qui comptera très certainement un public encore plus minuscule que les 3000 visiteurs de sa jumelle Docks Art Fair, affiche cependant et sans aucune vergogne (telle la grenouille qui veut se faire aussi grosse qu’un bœuf), une immense prétention à l’internationalité…et c’est pour cela sans doute qu’elle est généreusement soutenue financièrement par le Grand Lyon.

 

Alors, je propose ici un certain nombre de  questions qui pourraient inspirer des journalistes d’investigation qui entreprendraient de s’informer et de nous informer sur cette petite manifestation, consternante à tous égards pour l’image de Lyon:

 

1-    Pourquoi, et au nom de  quel bénéfice pour  la collectivité,  le Grand Lyon subventionne-t-il cette manifestation et pour quel montant ( permettant à l’entreprise probablement déficitaire d’être finalement lucrative pour ses organisateurs) ?

2-    Quelle instance, quelle commission, quelles personnes ont pris la décision de soutenir avec l’argent public une entreprise purement privée?  N’y a – t - il pas là un conflit d’intérêt qui pourrait intéresser la Cour Régionale des Comptes.

3-    Hors le café branché Modern Art Café et la galerie organisatrice, aucune galerie Lyonnaise ou Rhône-alpine ne figure dans cette foire. Pourquoi ? Quels ont été les instances et critères de sélection qui ont permis d’exclure les  galeries locales et autorisé que celles-ci ne soient même pas informées et invitées à envoyer leur candidature?

4-    La  société GL Events a obtenu (une de plus) la concession du bâtiment public de la Sucrière, et la direction  du lieu a été confiée à l’épouse du galeriste initiateur et organisateur de  cette foire, qui a elle-même confié la direction à son fils. .. Au-delà d’une légère odeur de népotisme, n’y a-t-il pas là  un parfum d’accaparement du bien public pour des intérêts privés très exclusifs ?

5-    Pourquoi diable l’habituel compère en art contemporain lyonnais, galeriste et agence de communication bien connu , ne figure-t-il plus dans le casting initial? … Que s’est-il passé ?

6-    Que s’est-il passé également pour que sur les 40 walls mis à disposition, 18 seulement soient occupés ? Et sur les 12 espaces no-wall, 3 seulement soient occupés ?

 

Jörg Duverdon

 

17:53 Publié dans art et création, Culture, France, Résistance | Tags : foire, art, lyon, wall art fair | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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