28/03/2014

Les poissons on s'en fish..

Les poissons on s'en fish.. 

Portrait  d'un monomane au deux bouches, 40x40 acry sur toile

 voyez vous la deuxième bouche ?

Elle est bonne celle là, mais elle ne fait pas le ménage..!
  Va falloir découper les p'tits poissons en papier, faire la bise et taper dans le dos des élèves à l'atelier ce mardi 1er avril 2014 qui arrive... Bon, c'est excellent, vive le retour des traditions, des vrais valeurs enfin pratiquées dans la bonne humeur.. 

25/03/2014

Cucul ce couple

Je passe une partie de la journée, le regard  passant de la peinture qui se fait à la fenêtre qui ne bouge pas.

 Bref, je passe le temps... de temps en temps, les yeux dérivent vers la montagne en partie cachée par une horrible maison de village
.giboulee.jpg

 Non, je n'en veux pas à cette facade qui aussi sait me renvoyer une lumière violente dès le matin


 Par la fenêtre, pendant ce temps le temps passe chargé de blanc menaçant, le paysage est coupé en deux, coupure verticale, une partie visible et l'autre plus ou moins importante qui disparait derrière un rideau opaque qui se déplace du nord vers le sud, une giboulée passe chargée de neige. Ou se trouve la limite P-N (pluie neige ) là ou la montagne se coupe elle aussi en deux,  montagne noire  et blanche, ligne horizontale et régulière qui dit la neige, qui dit la pluie.

La peinture qui se fait... un peu cucul ce couple soudé à jamais .. 

flo-duo-tetes.jpg

un petit format 40x30 acry et marouflage sur toile

gegout©adagp2014

22/03/2014

Alter ego

J'ai coupé la tête  à ce mousquetaire tirant la langue, et j'ai pris sa place là-haut au sommet de son corps; On fait toujours une part de soi -même en dessinant un portrait , je le constate avec les élèves de l'atelier si souvent.

 J'aime beaucoup travailler avec ce jeu de marouflages, les papiers se collent les uns sur les autres, dans cette peinture "auto-portrait" , il y au moins 6 couches de papier marouflés.

 Comme si nous étions interchangeables l'un et l'autre.

 Tiens aujourd'hui tu me prêtes ta tête et je te confie la mienne..
 du papier et bien d'autres choses, assiettes et trucs bidules
format maison de 98x 75 au pif

 Une partie de s
on histoire à lire ici


 
La Flo du jour qui a un passé chargé d'histoire qui font frissonner
 Cette toile est chargée de toutes nos poisses..
Mon ami Manu Ratouis l'avait accrochée sur ses murs, et son Etiopathe lui avait dit qu'il fallait qu'il s'en débarrasse ( elle représentait à l'époque une poupée.. chargée de matière) je lui reprends donc cette toile qu'il avait acquis ..  un an après cette sentence, le chalet de mon pote Manu brûlait totalement...
 Cette peinture maintenant calmée fait dans la dentelle,

elle aussi cache dans ses froufrous, secrets et parfums volés
 

17/03/2014

Insolente lumière..

 

 Aujourd'hui en attendant la fin du jour, ce matin du monde rayonne comme un diamant sans scories, sans pollen .. Une implacable lumière, une insolente lumière faite de pleine lune en plein jour.. Fête de la lumière à qqs jours du printemps 2014. De la lumière, des joies bien ressenties après ce vernissage à Martigues, de brillantes rencontres , des artistes  qui vivent pleinement sans "aigritude.." Quel plaisir aussi de rencontrer ces gens que je frôle virtuellement sur Facebook , des gens , des peintres , sculpteurs, des galléristes .. Tout un univers des arts .. comme aurait pu le dire le fondateur de ce magazine que je ne feuillette que si peu souvent.

l'invit martigues

 En Mars 2014 à qqs jours du printemps, j'ai donc rencontré ce Jean-Louis Avril, le fameux fondateur de cet "univers des arts" .. là au vernissage de Martigues . j'ai  pu constaté que j'étais présent sur au moins deux pages de ce journal . Pour l'expo à la fondation Taylor et pour les 14 èmes rencontres d'art contemporain de Martigues . Bon je fais pas cracher dans la soupe .. si après tout ce journal me permet des rencontres... d'autres rencontres Why not ..!

son amant blesséa Martigues "son amant blessé"157x146

gegout ©adagp2014

 

 (J'avais écrit ce texte en plein hiver 2012, et il était apparemment question de fin du monde, chaque jour est une fin de monde surtout si l'on regarde sa montre vers 23h59..)

Et un jour, le printemps reviendra

Le conseil de maître gegout en ce jour:

Si vous tenez vraiment à échapper à la fin du monde..Lisez bien ce qui suit : Cachez vous sous un lit, le votre ou celui qui vous convient le mieux.
Respirez à fond tout au long de la journée de demain en essayant de gober au passage le plus d'acariens possible.
.Ne perdez pas votre sang froid habituel, car il vous faudra recracher les acariens de sexe féminin.
Comment reconnaitre un acarien de sexe féminin..? rien de plus simple.. ils ont des hauts talons de couleur rose.. Pour votre survie, Il est primordial de se débarrasser de ces acariens féminins qui sont chargés de molécules de fin du monde..
Attendez patiemment sans renifler.. Tout ira très bien .. A minuit pétantes, secouez vous afin d'enlever moutons et ultimes scories ..

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09/03/2014

Prendre l'art aux terrasses

Ben oui, bien obligé de dire 2 mots sur le vernissage  à la fondation Taylor.

S'exposer, montrer son travail veut dire revendiquer ce que l'on expose aux regard de l'autre

  Comment furent  reçues mes 17 peintures, comment sont-elles vues par ceux qui respectent mon travail  ?

Je me moque de l'opinion de ceux qui ne connaissent pas, qui ne respectent pas.. ceux qui ne savent pas voir ne méritent pas d'avoir un regard..

 Le vernissage alors que Paris vivait ce soir là un aperçu de  printemps précoce. Les terrasses étaient blindées de monde, et la fondation Taylor n'a pas de terrasse ..Embêtant ..!

 Comme souvent..de belles rencontres,de beaux mots pour dire l'amour de l'art. Une dame âgée au regard vif  me fit les plus beaux compliments..La présence de vieilles amies (amies de trente dirait Chichi..), de mes anciennes élèves, Roxane, Carla et sans oublier Agnès ..

andalousia-taylor.jpg

 une des salles 

 Parmi les invités présents, on est presque assuré de trouver un échantillon de l'artiste  aigri radotant qui pense  que l'art c'est figé au 19ème siècle et que depuis tout fout le camp mon brave monsieur..

 Du beau monde donc mais ou sont les collectionneurs, ou sont ceux qui achètent..Existent-ils encore en ces temps de frilosité.?

Je vous le demande ..

 La vitrine de la fondation à Paris 

vitrine-taylor.jpg

 


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03/03/2014

Flo à la fondation Taylor à Paris

Texte qui présente Flo à Paris à la fondation Taylor et à Martigues  aux 14 èmes rencontre d'art contemporain. Deux grandes expos de mon travail actuel. 42 peintures seront accrochées dans ces 2 lieux différents.   

 
Alain Gegout a ce génie de la dématérialisation de la forme humaine. Maître des angles, de la courbe et du rythme, il dissèque, brise et accentue avant de restructurer, revendiquant un objectif « défiguratif. » L’intention est de défigurer sans détruire, éliminer ce qui est trop esthétique sans représenter le corps dans son idéal de perfection. 
A l’aide de cartes à puce, de spatules, chiffons et pinceaux, il compose à l’acrylique. Le sable, la cendre et le papier viennent chahuter la planéité pour créer un relief où les strates se succèdent. Il recouvre, maroufle jusqu’à la trace ultime. « Mon travail c’est comme un palimpseste qui ne préserve pas les couches. Je passe autant de temps à ajouter et à enlever, en juxtaposant, lavant, vaporisant ou grattant. » 
L’élaboration d’une œuvre d’Alain Gegout peut s’échelonner sur plusieurs années. Un travail de longue haleine avec ses discontinuités et ses juxtapositions d'espaces temps effaçant tout repères. Le temps ne s’affiche pas. Il reste absent dans la représentation du réel, l’invisible se trouvant ainsi mieux suggéré. 
L’artiste compose une variation autour d’une muse intemporelle, identifiée sous le nom de Flo ; héroïne générique, énigmatique, unique et multiple à la fois. Sa réalisation fictive se mêle à la fascination subjective pour rattacher l’icône à une perception plus intime.

Sa nudité sans fard est parfois accompagnée d’un voile. Sous la virtuosité du drapé, on décrypte une transparence diaphane de la peau, virginale. Innocente, évanescente, Flo est baignée dans un paysage couleur sang, comme prisonnière de l’espace-temps dicté par le flux d’un cycle menstruel. L’endomètre se désagrège pour redonner vie. Eros et Thanatos… La valeur intrinsèque de la couleur rouge ne se situe-t-elle pas entre la vie la mort ? « C’est l’irréfutable tragédie humaine. Le rouge est lié à mon optimisme convulsif, la passion, l’envie de vivre face à ce désespoir. »
Sous cette dominante ardente, l’œil absorbe tout et finit par considérer la beauté déstructurée et ses malformations comme normales. La muse-créature affiche une animalité qui s’accepte. Son image comme sa dignité ne sont jamais atteintes ou dénaturées. Rendue à l’état naturel dans sa déformation anatomique, elle s’affirme sculpturale, tel un menhir de chair. Lascive, lubrique, parfois indécente, elle nous donne l’impression d’assister à un moment fortuit. Flo éveille et remue notre émoi sensuel, dévoilant un côté spontané, jouissif. Un trait androgyne se dessine parfois sous une couche de l’épiderme. Cette imbrication mi homme mi femme, expérience presque hallucinogène d’apparition et de disparition, nous projette aux confins de l’érotisme, à la rencontre d’une étrangeté plus secrète. Elle s’illustre sans complexe, sous une nouvelle incarnation. Une image subliminale apparaît : celle d’un regard qui dure le temps d’un éblouissement.
 
 
Caroline Canault. 

invit taylor

l'invit martigues

16:22 Publié dans art et création, Commerce, Culture, peinture | Tags : flo, défiguratif, gegout, taylor fondation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg